
J’ai vu ce film un soir de mélancolie et il m’a fait du bien. Drôle d’affaire que je me sois tourné spontanément vers lui en particulier, parce qu’il montre comment on vit une tristesse. L’affiche est parlante: on suit trois personnages terrassé par la mort du frère du père, et les deux fils vont essayer de vivre avec en tenant par la main leur géniteur.
Deux fils ne se préoccupe pas trop de la continuité, préférant montrer des tranches de vie, des moments, séparés entre eux par un fondu au noir ou de simples cuts. Bon ,par contre, what the fuck la scène de la piscine? On est en total décrochage onirique, moment suspendu, dans le flottement de l’eau.
Aussi on voit des images très belles, surnageant dans un film très tourné vers la nuit, la pénombre, les lumières nocturnes de Paris. Je pense à Poelvoorde en chemise blanche fumant une clope en plongée, assis dans sa salle de bain blanche.
Une belle découverte qui m’a fait du bien, on s’attache aux personnages, à tous ceux et celles que les garçons croisent, et on espère simplement qu’à la fin la reconstruction soit en marche pour eux.