Les Passagers de la nuit, de Mikhaël Hers

Note : 3 sur 5.

Comment j’en suis venu à regarder ce film? D’abord, il y a eu la pub dans le programme du ciné, j’ai lu le synopsis. Ce dernier m’a évidemment plu. C’est un de mes plus grands rêves de travailler à Radio France, ou dans une radio en général, donc quand je vois un film qui parle de radio, j’ai envie de le voir. Finalement, j’ai loupé le film au cinéma et j’ai dû attendre qu’il sorte en vod.

Les premiers points positifs qui sautent aux yeux sont liés à l’image, la photographie, les costumes et les décors. Je dois dire que j’y crois à ce monde cocon du Paris des années Mitterand. J’y crois et j’ai envie d’y vivre.

Par contre, Charlotte Gainsbourg qui pleure dès sa première scène annonce un film cliché. Elle pleure car elle s’est séparée de son mari, elle doit trouver un travail, raison un peu faible pour qu’elle arrive à la radio. Autant le taire. Au final, il faudra attendre 12 minutes de film avant d’arriver à Radio France. Mais quel désarroi me prend lorsque je regarde le reste du film! La radio n’est pas vraiment le thème, c’est un élément périphérique, un vulgaire artefact servant la nostalgie des années 80.

Le réalisateur semble avoir à coeur d’inclure un propos sur le cinéma dans son film, surtout avec Rohmer. Là encore, c’est pris comme un lieu commun des eighties et pas comme un vrai sujet, avec pour point culminant Pascale Ogier. ormis le fait que le réalisateur tente de faire un film « à la Rohmer ».

En fait, le film ne sait pas choisir son sujet. J’aurais souhaité voir un film sur le personnage de Charlotte Gainsbourg, ou sur ses deux enfants (ce petit poète!), ou sur Tallulla, ou sur l’équipe à la radio, mais pas un melting pot de tous cela!

A partir de 30 minutes, ça devient dur de regarder ce film. Avec du recul, je pense surtout que c’est un film fait pour raviver le fantasme nostalgique de la bourgeoisie de ces années-là.