
Un vendredi soir, pour fêter la fin de semaine, nous décidons avec ma copine, d’aller nous faire une toile. Notre choix se porte sur un film qui nous parait feel good, que nous avons vu en couverture du magazine Causette et que des critiques ciné ont encensé. Nous voila donc dans une salle pratiquement comble de bobo séniors, étonnant? Non. Nous nous attendions au portrait d’une femme qui trouve l’amour et qui va devoir gérer sa posture de belle-maman et son envie d’avoir un enfant. C’est ce qu’on nous a servi, mais de manière brouillonne, déceptive et longue.
Quelle déception. Ce film avait tout pour nous plaire mais son traitement nous a complétement mis à côté. Pourquoi tant de scène de cul qui n’apporte rien? On comprend qu’ils s’aiment, et on sait que les acteurs principaux sont bien gaulés pour leur âge… Ce qui est bête, c’est que les corps sont signifiants dans d’autres scènes: sur le balcon avec de la drôlerie, dans la douche avec de la gravité.
Nous ne nous sommes pas attachés aux personnages principaux. Au contraire, quels acteurs secondaires! Malheureusement, ceux-ci ne sont traités qu’en surface. Livrez-nous un film sur ce père tendre et mignon! Sur cette dame atteinte du cancer dont ces pores transpirent la tristesse! Sur ce Dylan qui se cherche dans le monde du travail! Ne laissez pas ces personnages au stade du clichés, du superflus, du croquis…
À propos de la petite Laïla, nous pouvons dire qu’elle est bien dirigée, mais on sent que le tournage a été trop long pour elle. Ma Nuit n’en peut plus, et les spectateurs aussi.
Ce que j’ai le plus aimé dans ce film, ce sont ces fondus au noir fait « à l’ancienne ». De belles transitions, surtout celles qui préparent des séquences avec de la musique. Sur ce point, on sent que la réalisatrice est à l’aise.
