Le temps des cadeaux de Noël est là et j’ai pris de l’avance. Tout est acheté, tout est emballé, seul un résiste à l’envahisseur: Le Molosse, de Gou Tanabe. N’avez-vous jamais eu envie de lire un livre / une BD à offrir à quelqu’un? Moi oui, et je n’avais encore jamais succombé à la tentation, mais avec ce manga, j’ai craqué. C’est qu’en adorateur de Lovecraft, je languissais devant les adaptations en manga de Gou Tanabe. On les voit partout, les potes les collectionnent.

Le Molosse est le dernier paru de cette collection d’adaptations et le premier que je lis. Il compile en réalité l’adaptation de trois nouvelles: « Le Temple », « Le Molosse » et « La Cité sans Nom ».
Avec « Le Temple », j’ai pu voir la puissance du dessin de Gou Tanabe, les visages sont sculptés et les environnements hyper détaillé. On dirait presque que le mangaka s’est aidé d’un logiciel de 3D tellement c’est réaliste. Ca l’est même trop. Heureusement, il n’oublie pas de dessiner des moments complètement abstrait. Cette première nouvelle est la moins bonne des trois, je trouve. Je ne me suis pas attaché aux personnages et l’ensemble est assez mou.
La suite du recueil, par contre, a relevé le niveau. « Le Molosse » a mis en scène une vraie histoire lovecraftienne comme on les connaît. Classique, efficace. La dernière aussi mais elle était bien trop courte! Le recueil, dans l’ensemble, me fait l’impression d’histoire qui se termine là où ça devrait commencer. Adapter un texte n’exclue pas la volonté de l’augmenter, de le poursuivre. Tout cela me donne l’impression de travail inabouti. Des histoires de seconde main. J’aimerais toutefois voir ce que donne les autres histoires dessinées par Gou Tanabe.
