
Je suis un grand fan de la filmographie du monsieur, fan de TOUS ces films, y compris le Nonfilm, jusqu’à Incroyable mais vrai dont j’avais parlé sur ce blog. Et puis bon. Ce dernier film de Quentin Dupieux m’a déçu et je m’en vais vous expliquer pourquoi. (Je ne suis que tristesse)
Commençons tout de même par soulever les éléments cools. On retrouve dans l’image toute la vibe du « Dupieux Cinematic Universe », à la fois doux et vintage. Les blagues fonctionnent hyper bien et il y a des trouvailles drôles tout le temps. On joue avec l’inattendu ce qui rend le visionnage ludique.

Néanmoins, je pense que Dupieux est passé à côté de son film et ce, à cause d’une réflexion qu’il s’est fait et dont je ne suis pas d’accord. Après avoir écouter des interviews du réalisateur pour Fumer fait Tousser, je suis en mesure de synthétiser sa pensée pour ce film: pour lui, on peut aussi aller au cinéma pour voir des films qui n’ont pas de portés universelles, hyper importante, vous voyez le genre. Et donc, il justifie par là la sensation que beaucoup de spectateurs ont eu à la sortie de la salle, dont moi : nous n’avons pas vu un grand film, nous avons vu un film sans importance, sans liens, ce qui est tout à fait nouveau dans la filmographie du réalisateur. Fumer fait Tousser ne raconte rien et le plus triste, c’est que le réalisateur en à conscience. Mais que le terreau était fertile! Quel dommage!
Je pense que l’erreur du réalisateur vient d’une erreur philosophique. On peut penser que le cinéma de l’absurde, et même toute les oeuvres absurdes comme le nouveau roman et le nouveau théâtre, n’ont pas de sens. Or non, elles ont du sens.
En fait, suivre son inconscient, faire des choix décalés, absurdes, qui n’ont pas de sens, construit paradoxalement un sens global et de la cohérence.

Le film que j’aurais voulu voir: à partir du trajet en van, on se rend compte qu’il y a des problèmes de communication entre les personnages, et ils vont se raconter des histoires pour dire leur mal-être et tenter de régler leurs problèmes.