Lost Highway, de David Lynch

Note : 4 sur 5.

J’ai foncé au ciné quand j’ai vu que Lost Highway ressortait. je ne l’avais jamais vu. Les Lynch je me les garde au chaud, pour toujours en avoir un à regarder. J’y suis allé sans rien savoir du film, absolument rien.

Déjà le film est incroyablement sensible. On connaît l’attache de Lynch à la matière et au touché, mais rapproché d’un film noir, ça rend quelque chose d’hyper-sensible. C’est pour ça qu’il est un de mes réalisateurs préférés, il est un alchimiste. Il a la science technique et émotionnelle. Moi ça me touche. Force est de constater que les moments horrifiques m’ont profondément effrayé. Mon dieu surtout la première partie du film! Quelle angoisse!

Néanmoins dans son ensemble, je suis assez déçu par le film. Je veux quand même poursuivre mon visionnage de la « trilogie » de Los Angeles avec Mulholland Drive et Inland Empire mais celui-ci m’a un peu frustré. Les personnages ont quelque chose d’inaccessible, et j’adore, mais j’aurais préféré qu’on approfondisse un peu plus, qu’on donne une ou deux clefs. Là dessus Lynch est sans pitié, radical, et d’un côté ça a du bon de voir un film comme ça.

A la sortie de la salle de cinéma, j’étais complètement sonné et je ne savais quoi penser. Je suis allé lire la fiche Wikipédia et je suis assez d’accord avec ce qui est dit, le film est un mélange de film noir, d’horreur, thriller psychologique avec l’irruption constante du rêve et (surtout) du cauchemar et le travail de figure des genres cinématographiques sus nommés: la femme fatale, le sexe et la violence. Cet article de Critikat est aussi très très bien écrit !

C’est le genre de film d’on pourrait parler des heures et des heures, je ne détaille pas ici mais nombre d’aspect du film m’ont intéressé comme la manière de filmer l’espace, la lumière expressionniste, le montage… C’est sûr: des images me resteront en tête, comme cette scène: