Intérieur Nuit, de Marisha Pessl

Note : 3 sur 5.

J’ai lu ce gros pavé d’ Intérieur Nuit de Marisha Pessl. 700 pages d’enquête cinéphile et horrifique. Un excellent roman totalement desservi par cette couverture hors-sujet. Vous aviez rien d’autre qu’un escalier en colimaçon? Wow ça fait trop Vertigo d’Hitchcock, quelle référence cinématographique wow, sauf que ça n’a aucun rapport avec le livre.

L’autrice écrit ici un roman noir modèle, avec des personnages attachants et des rebondissements constants. J’ai passé un excellent moment. Malgré tout, des petites choses m’ont posé question.

Par exemple, des fois le perso principal parle de manière péjorative et dégradante des femmes et du cinéma de genre. Comme ça, sans raison. Ces opinions réactionnaires ne ressemblent pas au personnage, par ailleurs très inclusif, ce que je trouve bizarre. J’en viens à me demander si l’autrice pense la même chose…

La description de la filmographie de Cordova est floue. Les scènes décrites de ses films sont toujours décousues. On ne sait jamais trop où on en est. C’est dommage car ç’aurait été facile de faire un moment plus clair avec tous les films et de quoi ils parlent. Et évidemment, l’autrice fait ça pour faire un retour à la fin sur chaque film de Cordova, elle a dû se rendre compte et c’est pas fou.

Le groupe de héros, on dirait des personnages joueur de JDR. Je pense vraiment que l’autrice a pris exemple sur une campagne de jeu de rôle.

Le dernier quart du livre est vraiment décevant. On a l’impression que l’autrice ne sait pas choisir sa fin et pour justifier ce non-choix, elle nous dit que c’est voulu. Or non ça, ça ne passe pas. Cette fin est ratée, point.