Tout sur ma mère, de Pedro Almodovar

Note : 2 sur 5.

Pour un cours à la fac, j’ai vu Tout sur ma mère de Pedro Almodovar, film au programme de l’agrégation de Lettres Modernes. Avant de parler de ce métrage, j’aimerais revenir sur mon rapport au réalisateur.

Pedro Almodovar est un des rares réalisateurs que je n’aime pas sauf pour La Piel Que Habito. A part ça, j’avais vu Douleur et Gloire et je m’étais ennuyé au plus haut point. Je trouve qu’il est ringard et qu’il se la pète.

Premières impressions après le visionnage de Tout sur ma mère : Les personnages n’ont pas d’arcs narratifs finis, contrairement à ce que peuvent dire des camarades. Les couleurs ne signifient rien. Le film est trop long et mal rythmé. C’est un mélodrame donc la tonalité est très pathétique, mais à force de pleurer pour la même chose sans évolutions, ça en devient ridicule.

Par contre, le cœur du film est vraiment mené d’une main de maître : le thème du travestissement se retrouve partout. (Je pense que c’est pour ça que le film se retrouve à l’agrégation)

Travestissement d’abord de l’espace de la fiction. Il y a un jeu dans la vie réelle, que dévoiler de nous? Que montrer de nous dans la fiction? Sur une scène de théâtre? Dans une scène de cinéma?

Travestissement ensuite du genre, évidemment. Enfin un film où l’on voit des femmes avec un pénis qui en parlent et où ce n’est pas le seul propos. Ces femmes sont des femmes. Point.

De manière polysémique, la fluidité vient ponctuer le film et nous questionne sur comment se placer, se déplacer dans ce « grand théâtre du monde ».