
En plein stress du concours, je me suis décidé à prendre un peu de temps pour moi, sortir au cinéma, un mardi matin, à la séance de 10h45. En fait, c’est le premier matin du printemps. On ne va pas se le cacher, je suis la cible d’Emily, le spectateur type, et ça a tapé dans le mille. Je m’attendais à un biopic bas de gamme, à la place, j’ai vu une très belle interprétation de la vie d’Emily Brontë, pleine d’amour, de passion, d’apprentissage, d’histoires et de pluie.

Dans ses interviews, la réalisatrice parle de ses choix de mise en scène qu’elle a fait pendant le montage. On sent que ce film est le résultat d’un travail créatif et respectueux, même si je pense qu’on aurait pu aller encore plus loin dans la mise en scène, par exemple en évitant ces champs contre-champs ennuyant. Pour un film fait avec 6 millions de dollars, sur 6 semaines de tournage, ce qui est vraiment peu, c’est magistral.

J’en garderai un excellent souvenir. J’ai particulièrement aimé ces passages musicaux où les choeurs prennent le dessus sur les instruments. Je n’oublierai pas d’ouvrir ma fenêtre pour écrire un poème et de regarder le bout des arbres, là sommeillent les histoires.
Note à moi-même : je n’ai jamais lu les romans des soeurs Brontë, il serait temps de s’y mettre ?