Celui qui hantait les ténèbres, de Gou Tanabe

Note : 5 sur 5.

Troisième lecture des adaptations de Lovecraft par Gou Tanabe, après Le Molosse et Dans l’Abîme du Temps.

Ce tome commence avec une nouvelle « bonus », l’adaptation de Dagon. C’est encore une fois magnifique. Il y a une impression de simplicité dans le trait et dans le récit, comme si ces manga étaient faciles à faire. Or on comprend bien qu’on est face à un travail d’orfèvre.

J’aime particulièrement comment Gou Tanabe dessine la lune, les flots, les orbes idiots et effrayants des créatures. L’onirisme transpire des planches. On est en pleine frontière fantastique entre rêve et réalité. Ô délicieuse perdition du lecteur avec le personnage.

Celui qui hantait les ténèbres est mon adaptation préférée par Gou Tanabe ! C’est décidé ! Je ne peux qu’être accroché à cet esprit baroque, gothique, romantique et noir. Une sorte de Notre-Dame de Paris démoniaque, innommable. Que du bonheur. Je n’oublierai jamais cette cathédrale sombre et les yeux qu’elle abrite.

Je ne peux m’empêcher d’entendre la b.o. de 2001 L’Odyssée de l’Espace, les chœurs sataniques.