Les Liens du Sang T.3 T.4 T.5, de Shuzo Oshimi

Note : 4 sur 5.

Je continue ma descente dans les enfers d’une relation toxique et morbide entre une mère folle et son fils. Du drame fascinant.

T.3 : Dans le tome trois, on se rend compte que l’horrible comportement de la mère a un effet concret sur le mental et le corps de son fils : il bégaye. Ça n’a l’air de rien, mais l’horreur est si réaliste qu’on ressent sa détresse profonde. Il doit mentir sur son bégaiement. Le dessin le montre tendu, en souffrance, les yeux globuleux. Dans ce tome, on a les scènes de l’hôpital et de l’étranglement, pour ne pas trop en dire, qui nous amène à avoir d’autres questionnements sur la mère : Est-elle bipolaire au millième degrés ou psychopathe complète?

Dans le tome trois, on se rend compte que l’horrible comportement de la mère a un effet concret sur le mental et le corps de son fils : il bégaye. Ça n’a l’air de rien, mais l’horreur est si réaliste qu’on ressent sa détresse profonde. Il doit mentir sur son bégaiement. Le dessin le montre tendu, en souffrance, les yeux globuleux. Dans ce tome, on a les scènes de l’hôpital et de l’étranglement, pour ne pas trop en dire, qui nous amène à avoir d’autres questionnements sur la mère : Est-elle bipolaire au millième degrés ou psychopathe complète?

Le tome quatre est très mignon, puisqu’on nous parle de la relation de Sei avec une camarade. On a un éclat de libération, un sentiment de bonheur fou, et c’est porté par un dessin magnifique. Dans mes quelques lectures de manga, j’ai rarement vu un dessin qui porte autant la narration. L’auteur est en maîtrise parfait de son récit, de son rythme. On regarde chaque trait, chaque mouvement, et l’univers nous paraît tangible. L’auteur s’attarde sur les matières, la lumière et les sens pour qu’on s’immerge dans la vie de ce petit gars.

On se rend compte aussi que les problèmes familiaux ne sont pas rares, mais systématiques. En quelque sorte, tout le monde a ses problèmes et doit les gérer du mieux qu’il le peut. Ce manga a pour sujet le processus psychologique long et douloureux des adolescents qui vivent avec des traumatismes et des relations dysfonctionnelles. L’autre effet tragique, quand on lit Les Liens du Sang, c’est de voir que ces jeunes passent par les moments « normaux » de l’adolescence : les premiers émois, etc, mais que ces moments sont pervertis par le trauma. On sent la lutte intérieure des personnages pour s’en libérer, pour profiter pleinement de leur amour.

Encore une fois, j’ai hâte de voir comment l’intrigue va évoluer. Affaire à suivre…