
Un autre jour, un autre Carpenter. Comme tous ses films, on a envie, dès les premières images, d’en parler des heures, tant ce qu’on voit est beau et riche de sens. Sans développement, voici ci-après quelques impressions sur Christine.
Ce qui m’a vraiment amusé, c’est comment Carpenter joue encore une fois avec le regard. Il tisse le sentiment du fantasme masculin, par ces hommes qu’on voit gonfler du torse à côté de Christine. Cette dernière, par le simple fait de la filmer magnifiquement, devient un objet sexuel. Dans ces phares se trouvent toutes les pulsions masculines refoulées, toutes les frustrations. Grâce à ce bout de ferraille, on peut devenir l’homme toxique tant rêvé. Je suis toujours autant fasciné par Carpenter qui arrive à mettre en place une tonalité ironique au cœur d’un sujet qu’on croirait très léger.
La voiture communique ses émotions via son auto-radio, et on a un panel de rock ‘n roll, rockabilly, blues… Ça rappelle l’Amérique des 50’ dont la société s’est construite autour des voitures, c’est la confirmation que Christine est l’excroissance du rêve américain.
J’adore la dernière réplique du film : « Oh, je déteste le Rock’n Roll. »