Van Gogh le suicidé de la société, d’Antonin Artaud

Note : 3 sur 5.

Je suis tombé sur ce texte par une interview d’Alain Damasio. Il le recommandait en disant qu’Artaud lui avait ouvert les yeux sur la peinture de Van Gogh. Étant moi-même un fanatchique de ce peintre, j’ai lu ce texte avec grande curiosité.

Dans ce livre, Artaud développe la thèse selon laquelle Van Gogh ne serait pas mort par sa propre « folie », mais par les assauts traumatiques, harceleurs, violents de la Société elle-même, bien consciente de malmener la santé mentale vacillante d’un génie. Artaud donne en ce sens des arguments que je ne dévoilerai pas ici.

Cette thèse est, je trouve, assez pertinente et permet au poète de lier cela au regard et à la peinture de Van Gogh. Et c’est très beau, on en redemanderait.

Cependant, on sent très vite la limite des idées d’Artaud, dont la verve tarée et véhémente au début du livre est trop passionnée. Mais bon, c’est Artaud en même temps, on n’en attend pas moins du bonhomme.

En tout cas, ma lecture fut globalement bonne, je m’en resservirai, j’y reviendrai. La pensée d’Artaud est beaucoup plus juste que la plupart des analyses du peintre. Il a tout compris.