Le Seigneur des Anneaux, le jeu de société

Note : 3 sur 5.

Vous est-il déjà arrivé de passé devant ces rayons de jeux de société dans les magasins et de saliver face à ces grosses boîtes ? Moi oui, et particulièrement devant la boîte du Seigneur des Anneaux – Voyages en terre du Milieu. Alors quand des amis l’ont et me propose une partie, je me précipite.

Premiers pas, installation

Ces mêmes amis connaissent bien le jeu, ils ont une campagne à deux et ont les règles dans les doigts. Avec nous, ils décident de recommencer une partie « du début ». Car oui, le jeu est scénarisé et emprunte pas mal d’éléments au jeu de rôle traditionnel : on a un personnage avec des caractéristiques, le plateau est du « hexcrawl » typique de l’OSR (le jeu de rôle old school), et comme dans du bon vieux D&D on a plein de figurines, de pions, de cartes d’équipement, etc. En plus de cela, un jeu-vidéo sert d’assistant, de MJ pourrait-on dire, à la conduite du scénario, des combats et de l’aventure. En étant organisés, il nous faut 30 minutes minimum pour installer la table, 1 heure pour être large. Face à tous ce matériel, on ne peut qu’être emballé à l’idée de jouer.

Un canon esthétique vraiment bon

Le jeu veut nous faire ressentir des moments épiques et des interactions entre personnages dignes de la trilogie. Gimli et Legolas tapent, Aragorn fait des stratégies, Bilbo part seul de son coté. Les combats sont vraiment faits pour acculer les joueurs, pour qu’on sente la tension du danger et pour qu’on gagne à un cheveux. Ainsi, plein d’éléments rappelle les moments épiques de l’œuvre de Tolkien.

Plus bas du front que d’apparence

Nous avons joué trois chapitres de la campagne en deux soirées et après ces parties, beaucoup de remarques et de questionnements nous sont venus.

Déjà, il semble n’y avoir aucune cohérence dans l’histoire racontée. Pourquoi y a t-il Bilbon à côté d’Aragorn ? A quelle époque nous jouons ? Quelle est vraiment notre quête ? Bien des questions ne trouverons jamais de réponses, ni même évoquées. On a compris, ce qui intéresse les créateurs de ce jeu n’est pas l’histoire, mais la BASTON.

Car oui, tout est occulté par le combat, la menace, les méchants à tuer. Si bien que le reste passe au second plan. Très vite, on ne lisait même plus l’histoire, notre regard se portant directement sur le test à effectuer ou sur ce qu’il nous arrivait au niveau mécanique.

Pour faire court, j’ai été globalement déçu de ce jeu et ne peux qu’attendre de jouer au jeu de rôle L’anneau unique tiré de l’univers de Tolkien.