
Bien après sa sortie en salle, j’ai mis la main dessus sur les internets. J’ai regardé cette adaptation de Dumas avec curiosité, légèreté et amusement. Mon visionnage s’est aussi fait en deux fois, puisque j’ai tellement été ennuyé au milieu du métrage que j’ai mis stop.
Quand le film était en salle il y a quelques mois, je garde en mémoire les échos que j’en avais. D’un côté « bouse infâme », de l’autre « divertissement familial », une chose est sûre, c’est que ce film est un blockbuster étrange et affligeant.
De l’inutilité des choix
Ce qui frappe, c’est que, même avec un visionnage naïf et bon enfant, on est quand même interloqué par de multiples choses dans le film, tant certains choix sont absurdes et relèvent de producteurs avides de créer un nanard.
Au niveau de l’écriture et du montage par exemple, les répliques et blancs gênants dans les champs contre-champs se multiplient. Le monteur était-il en descente de coke ? Est-ce que le film a été revu avant de sortir ? On pense a cette scène au coin du feu par exemple, ou ces entrevues avec Constance dont le rythme amoureux ferait languir une huître.
J’avais lu quelque part qu’ils avaient tenu à réaliser les scènes d’action en plans séquences et je reste très dubitatif. Ce choix relève plus d’un argument marketing que d’un vrai choix de mise en scène puisque cela rend la majeure partie du temps les combats mous puisque les chorégraphies n’ont pas été pensées avec ce dispositif de plan séquence. Pourquoi ne pas garder les moments où ça marche bien et où on a cet effet d’immersion et monter le reste pour rythmer le film ? La réponse est claire: le marketing est plus intéressant que le film.
Cape et d’épée ?
Une question que je me posais était celle-ci : est-ce un film de cape et d’épée ? Eh bien non, pas entièrement du moins. En effet, certaines scènes s’inscrivent totalement dans cette forme, avec ses rebondissements et ses combats d’escrime. Seulement, ces scènes sont trop rares, il y a par exemple deux (DEUX) scènes de combat à l’épée. Le reste du film est gangréné par des ajouts superflus.
Comme d’habitude dans mes petits billets de blog, je n’aborde qu’une infime partie de ce que nous pourrions dire du film, mais l’idée est là. Finalement, seules quelques images me resteront de ce film, comme celle ci-dessous, quelques costumes aussi, mais guère plus. Cette adaptation m’a simplement donné envie de lire Dumas.
