Felicità, de Bruno Merle

Note : 2 sur 5.

J’avais entendu parler de ce film il y a longtemps, sans doute dans un podcast du Floodcast, c’est flou. En tout cas, j’ai une passion pour Pio Marmaï, son jeu, sa capacité à me faire rire et me faire peur. Alors dès qu’il y a un film avec lui, on le regarde.

Bon alors outre l’histoire du film qui peine à se dévoiler puis à avancer, on est cerné par des mystères : que contient le grenier ? Est-ce que ce personnage nous dit la vérité ? Ainsi, nombre de choses ne trouveront jamais réponse dans ce film. C’est une intention louable, bien que nous puissions nous interroger sur le sens de disposer des non-dits dans un film. Certes le plaisir au cinéma vient du cadre et du hors-champ, mais là je peine à trouver des interprétations satisfaisantes.

Je ne peux le nier, cela m’a donné l’effet d’un film « petit », « inachevé », et « superficiel ».

Au début, on aime découvrir ces personnages et se laisser prendre au jeu du mensonge, on savoure ces quelques scènes jouissives et oniriques. Mais tout cela n’est pas dépassé par le film pour nous parler, par exemple, de ce que représente le mensonge pour les personnages.

Tout est laissé à interprétation du spectateur et on sent qu’on ne veut surtout pas se mouiller avec un propos, une thèse, des avis divergents. Et ça, c’est une position que je n’aime pas. Visionnage décevant.