Sueurs Froides, d’Alfred Hitchcock

Note : 4 sur 5.

Cela faisait longtemps que je voulais voir Vertigo, je m’étais préservé de l’histoire générale pour garder la surprise. J’aime garder ce genre de chose. J’avais simplement vu une vidéo-essai du Nerdwriter sur Youtube, qui analyse une scène de ce film. C’est une vidéo magistrale, qui montre la maestria d’Hitchcock.

Alors loin de moi l’idée d’analyser le film dans cet article, juste poser des mots sur des petites choses. Il me semble d’abord que la psychanalyse, l’inconscient, la manipulation soit très présent dans ce film. C’est très malin cette idée du vertige, ça synthétise tout le thème. On s’enfonce en soi, on est attiré par le vide de nos propres hypothèses. Personnage et spectateurs.

Ici je resterai évasif, mais je me suis dit que la « scène de la lettre » n’aurait pas dû être fait. Cela m’a fait penser à Manon Lescaut, où Prévost rajoute une scène pour justifier la « bonne morale » de son héroïne, enlevant ainsi de l’ambiguïté, du mystère. Dans Vertigo c’est pareil, on nous révèle quelque chose ce qui enlève le plaisir du spectateur, étrange.

J’ai aussi beaucoup aimé la couleur verte à la fin, ce qui m’a rappelé le vert céladon de L’Astrée, qui est sensé représenter l’amour jusqu’à la nausée, le vertige déraisonnable, étrange de l’amour. Jusqu’à cette fin totalement fantomatique. J’en garderai un bon souvenir, hâte de regarder d’autres Hitchcock…