
Voila, premier coup de coeur de 2024. Les Chambres Rouges resteront longtemps dans mes films préférés. Je n’avais pas vécu cela au cinéma depuis longtemps. Je vais essayer d’en parler un peu, comme je peux.
Il y a quelques temps, je lisais la BD Mon ami Dahmer, qui parle au fond du problème de point de vue en narration que créent les tueurs en série, à cause de la limite axiologique qu’ils franchissent. La thèse des Chambres Rouges est la même : que peuvent créer les psychopathes contemporains chez ceux qui les regardent?
J’aimerais souligner un trait de mise en scène du film qui creuse la notion de frontière, de miroir, d’écran, de face à face, de crevasse, de limite. A commencer par la disposition du tribunal qui nous est filmé : juge et jurés en face des spectateurs, entre eux, procureur face au tueur. Dispositif simple, clair, et beau. Parce que toutes les images sont pour moi du petit lait baignant dans du mystère, de la fascination pour les héroïnes.
Il me vient des idées de développement, tant j’ai trouvé ce film riche et malin, mais je m’arrête là pour le moment. Voyez-le. De toute urgence.