
Présentation de la campagne
Le Caire, 1922, L’hotel de luxe « Shepheard », un week-end d’angoisse.
J’utilise le pdf d’un vieux supplément pour L’Appel de Cthulhu 5e édition : Le Guide du Caire.

Dans les années 20, Le Caire et l’Egypte sont très présents dans les conversations du monde entier. Peu de gens restent insensibles à l’atmosphère surnaturelle dégagée par les antiques pharaons de l’Egypte.
En novembre 1922, l’ouverture de la tombe de Toutankhamon et la fantastique beauté de ses trésors déclenchent une égyptomanie galopante sur toute la planète. Les midinettes des année folles portent des bijoux égyptiens ; les hommes arborent le fez pour travailler sur Wall Street et fument du hachish dans des narguilés.
Les archéologues du monde entier se rendent dans la Vallée des Rois pour participer aux fouilles qui peuvent faire ou briser une carrière. Et beaucoup d’autres prennent part à l’excitation générale provoquée par les découvertes quotidiennes de trésors passés. Nombre d’artisans font fortune en vendant pour authentiques des copies d’objets funéraires et d’autres en volant les pièces tant recherchées pour les céder aux collectionneurs.
Le Caire, capitale d’Egypte, profite de cet intérêt international. Les touristes remplissent les hôtels et les marchés. Pourtant, les années 20 y sont agitées par nombre d’émeutes et d’assassinats politiques. L’Egypte est en train de s’affranchir du protectorat britannique et diverses factions politiques s’affrontent dans les rues. Les occidentaux ont le droit de porter ouvertement les armes à feu qui sont, elles, interdites aux indigènes.
Mais même plongé dans le chaos, Le Caire séduit. C’est la cité des Mille et Une Nuits ; chaque coin de rue arbore un conteur, un jongleur ou un charmeur de serpent, et abrite le plus grand souk du monde. Les aventures de roman font ici partie de la réalité : de jeunes Occidentales sont kidnappées pour alimenter la traite des blanches et de respectables dames cairotes, voilées, et mystérieuses, passent dans les rues en même temps que les mirages d’un passé millénaire.
Le Shepheard est un must. Départ de chaque expédition ou safari, ses couloirs regorgent de millionnaires en casques coloniaux de toutes les nations. Avec ses trois étages, ses tours d’angles en coupole et son entrée avec portique à colonnes, le Shepheard constitue un bâtiment imposant. Depuis les étages supérieurs, on peut avoir une vue complète du Caire, des chambres à l’ouest, on aperçoit les pyramides.
Sur l’écriture et la présentation
J’ai acheté la campagne en mai 2023.
La première lecture fut très laborieuse. C’est dense. Vous rentrez dans un dossier immense : beaucoup de personnages, une intrigue et un déroulé complexe, entortillé.
C’est un bac à sable, les événements vont se dérouler et être perturbé par les joueuses. Donc il ne faut pas non plus être psychorigide, puisque le meneur devra improviser les perturbations, s’adapter du mieux possible, du plus logique.
J’ai dû me faire des synthèses de tout les éléments. J’ai délibérément changé des choses, résolu des zones d’ombre de l’intrigue, simplifié des choses.
Je ne me servirai jamais de l’aide de jeu disponible avec le livre : l’espèce de tableau qui dit où sont les personnages à telle heure de la journée. Je ne me suis pas non plus servi des dernières sections du livre : rumeurs, PnJ secondaires, etc.
Mes deux tests
J’ai pu faire deux tests en One-Shot de Farce Macabre. A chaque fois, on terminait par la découverte des « pièces noires ». Ce fut très utile pour me familiariser avec l’ambiance chaotique de l’hotel, les personnages, comment tout cela peut vivre…
Campagne avec le club
J’ai mener l’ensemble de l’intrigue principale en trois sessions avec le même groupe au club « Les Enfants de R’lyeh » de Blagnac. Je remercie d’ailleurs les six joueuses ! J’avais fait des personnages pré-tirés. J’ai exclu les événements du second jour, par manque de temps, mais aussi pour rendre notre histoire intéressante et pas la gonfler de choses inutiles.
