Contre la littérature politique, Alferi, Kaplan, Quintane, Viel, Volodine, Yousfi

Note : 3 sur 5.

Ma rencontre avec ce livre s’est faite via des vidéo youtube. J’étais intrigué. En plus, le titre est polémique, ce côté accrocheur m’a eu. On est directement dans une position réflexive.

Les auteurs de l’essai partent du constat que le mot politique est trop utilisé en littérature. Son utilisation dilue et atténue la portée véritable de ce mot. Allier littérature (même art, plus largement) et politique est devenu un lieu commun, une bienséance, un conformisme.

J’ai l’impression que c’est un traité contre ceux qui laissent fermée la littérature, alors qu’elle est faite pour rester ouverte, vivante, équivoque.

« -Mais elle est à qui la grammaire ? -À nous ! »

Une disquette est assez vite mise à Alain Damasio, l’autrice préférant Enid Blyton.

L’ensemble se lit vite, l’écriture est vive, énergique, pleine de colère, de révolte. De gros portraits à charge très bien menés, très jousifs, surtout celui sur les écrivains d’autofiction. J’avoue que je passe des extraits, j’avoue aussi que mon esprit inculte n’est pas capable de tout saisir, jusqu’à trouver certaines impasses argumentatives, mais mon article préféré reste celui de Tanguy Viel, ce qui me donne très envie de lire son travail.

Pendant ma lecture, je pense beaucoup à l’hypermoralité de Bataille, ce lieu hors du bien et du mal que permet la littérature. Un espace de rêve, de liberté, d’émerveillement enfantin.

Après ma lecture, je regarde ces vidéos… Affaires à suivre…