
Documentaire vu au cinéma ABC à Toulouse, sur les conseils du podcast Réalisé sans Trucage. Intrigué, j’ai foncé. Ravi d’avoir pu voir ce film en salle. Il est peu distribué. Quand il sera en vod, voyez-le ! Il s’agit d’une enquête sur un réalisateur oublié des années 60, proche de Jean Rochefort, entre autres… Mes impressions à chaud :
En quelques mots : ce film veut me manipuler. Il veut me dire que cet Alexandre Trannoy était un génie caché de l’histoire du cinéma, un amoureux de la Grande Toile, tellement amoureux qu’il voulait vivre dans l’image. Alors que, si on regarde ce qu’on nous montre, il s’agit ni plus ni moins qu’un homme en détresse mentale. Malade mental. Érotomane. Mythomane.
Point d’empathie possible, malgré ce que dit la voix off, qui voit en Trannoy une figure d’artiste magnifique.
Le film dit qu’il n’y a plus personne pour en parler, or le film en parle. On voit des entretiens avec des gens du cinéma qui l’ont connu. Au fil de ceux-ci, on comprend qu’ils ne nous disent pas tout. Des choses sont restées tues. Certains entretiens sont si invraisemblables qu’ils semblent mis en scène, joués, faux. Me prendrait-on pour un oignon ?
Qu’est-ce qu’il a bien pu se passer avec ce gars pour que toutes ces personnes s’en souviennent ? Pourquoi aucun des intervenants ne peut décrire précisément les tournages ? Pourquoi Avril Tembouret reste flou sur le déroulé de son enquête ? Tant d’éléments devraient être expliqués…
La plus grande beauté du film est aussi sa limite : il met en scène ce qu’on ne sait pas. Que d’oxymore. Néanmoins, comme on vient de le dire, c’est un film sur l’escroquerie, alors qui nous dit qu’il ne nous cache pas quelque chose ?
Excellent film. Joli hommage à Jean Rochefort.